Girls, le portrait dérangeant d’une génération

La saison 4 de la série Girls de la chaine américaine HBO à débuté la semaine dernière aux Etats Unis. Je l’attendais avec beaucoup d’impatience. J’ai vu les 2 premiers épisodes de cette saison et la seule chose que j’ai envie de dire c’est :

Vivement mardi prochain!

girls HBO

Mais je ne peux m’empêcher de revenir quelques années en arrière, aux débuts de la série. Plus précisément au début de la saison 2, lorsque je l’ai découverte. Je venais de me refaire la totalité des saisons de Sex and the City en un peu moins de 2 semaines (je faisais mes faire-parts de mariage en même temps, c’était parfait!). Lorsque j’ai terminé le dernier épisode, j’ai ressenti un grand vide. Le même vide qu’à la fin de Desperate Housewives ou Gossip Girl. Celui qui te dit « tu ne me reverras plus jamais ».

Mais là c’était différent, je voulais à tout prix que ça continue d’une façon ou d’une autre. J’étais dans ma bulle de future mariée, l’univers rêveur d’une série mettant en scène des princesses modernes, avec de belles tenues à la recherche du grand amour à New York c’était exactement ce que je voulais.

Alors j’ai cherché un peu sur internet et beaucoup de critiques parlait de Girls comme du nouveau Sex and the City. Fort bien! Je fonce sur mon site de streaming et je tombe sur l’affiche de la série qui ne me fait pas franchement rêver… 4 nanas sur un canapé dans un appartement qui n’a rien d’attirant. Mouais… Mais je ne m’arrête pas à ça et je commence à regarder.

Après quelques épisodes, je ne suis pas convaincue. Je trouve Hannah plutôt vulgaire, totalement paumée, très imbue de sa personne. Marnie n’a pas grand intérêt… La cousine Hippie n’en parlons pas. Et Shoshana est une caricature d’elle même. Voilà mon avis après environ 4 épisodes.

Mais alors pourquoi j’y pense tout le temps? Pourquoi j’ai quand même envie de regarder cette satanée série?

La réponse je l’ai trouvée aujourd’hui.

Parce qu’elle me dérange. Elle me dérange parce qu’elle est à l’image de ma génération, à mon image aussi quelque part. Ces filles ne sont pas des produits parfaits comme on peut en voir dans les autres séries. Oui, les femmes de Desperate Housewives ont leurs petits et gros soucis dans leur banlieue chic mais elles gardent toujours cet aspect lisse et sans accroc qui leur donne cette dimension irréelle.

Là c’est vraiment différent! On me bouscule complètement avec ces personnages imparfaits, au discours fort, provocateur, ces personnages profonds, chaleureux et vrais. Vrai, c’est le mot, car on peut s’identifier à ces 4 filles de 20 ans perdues entre adolescence et âge adulte qui galèrent dans la jungle New Yorkaise. Ces 4 filles qui se cherchent chacune à leur façon, sont confrontées à des situations parfois violentes dignes de la vraie vie. Rien n’est édulcoré ni romancé, c’est une série brute. Du sexe sans romantisme, des problèmes d’argent, de drogue, la recherche de soi… Un portrait juste d’une génération qui cherche autre chose mais qui ne sait pas quoi.

Et l’humour! Il est juste et pointu. Efficace même. Girls c’est une comédie. Mais une comédie qui fait réfléchir et qui pose les bonnes problématiques avec un humour sans égal. Un mélange parfait entre situations touchantes et ridicules. Une fois embarquée par cette bande grisante de 4 nanas, le fou rire est au rendez-vous à chaque épisode.

Girls est une série différente par son approche de la féminité et le l’amour (ou plutôt de la recherche de l’amour et des échecs associés). Là où d’autres, comme Sex and The City, traitent le sujet avec classe et distinction, Girls ne l’enveloppe pas de joli papier cadeau. Un échec est un échec, il est juste tourné en dérision.

Sans aucun doute une des meilleures, voire la meilleure, série féminine que j’ai eu l’occasion de regarder (et j’en ai vu un paquet!!!), Girls a eu du mal a me convaincre à cause de ses qualités indéniables qui font d’elle aujourd’hui ma série fétiche!

Vivement mardi prochain!

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